Les insulines a inhaler
L'insuline a inhaler est toute récente et n'est pas encore commercialisé en France.
Différents systèmes d'inhalation d'insuline sont en cours d'évalutation ou d'étude, en voici une liste non exhaustive qui nous apprend un peu plus sur leur fonctionnement:
- Exubera (Nektar Therapeutics, Pfizer, Aventis)
- AERx iDMS (Aradigm Corporation, Novo Nordisk)
- AIR (Alkermesn, Eli Lilly)
- Technosphere (Mannkind)
Les inhalateurs d'insuline:
Seul système qui a atteint le stade de la commercialisation dans certains pays Européens début 2006 et vers la mi-2006 aux Etats-Unis.
L'Exubera de la taille d'une cannette de Coca-Cola (light !), délivre une composition insulinique sous forme de fine poudre dont les particules ont un diamètre inferieur à 5 microns.
Le dispositif disperse la poudre dans une chambre d'expansion. L'insuline est conditionnée en capsules a insérer dans l'inhalateur de 1 et 3 mg correspondant respectivement a 3 et 8 unités d'insuline rapide.
Les études ont montrés un contrôle glycémique identique aux injections sous-cutanées.
Ce type de produit est contre-indiqué aux fumeurs et les malades pulmonaires.

L'insuline se présente sous une forme liquide. Elle est compose de particules de 1 et 3 microns de diamètres. L'inhalateur intègre un microprocesseur permettant d'adapter l'inhalation et la respiration. Cela autorise le patient a inhaler l'insuline seulement lorsque l'appareil le lui signalera, en se basant sur la qualité de son aspiration. Les incréments se font par une unité.
Des études a grande échelle ont débuté depuis quelques mois en Europe et aux États-Unis.

Ce système utilise des particules d'insuline poreuse, censées garantir une meilleures absorption, dont le diamètre se situe entre 5 et 30 microns.
Des études aux États-Unis montrent des résultats identiques a l'Exubera.

Le concept est base sur l'inhalation de particules de poudre au moyen d'un inhalateur portant le nom de 'Medtone'. Certaines données montre une absorption rapide, un début d'action rapide (de l'ordre de 20 a 30 minutes), une proportion réellement absorbée très élevé (30% et une durée d'action très brève ( 2 a 3 heures).

Bilan
Mais malgré toutes ces évolutions, il reste des obstacles. La taille des particules tout comme la nature (liquide ou poudre) et le matériel d'inhalation, de conception délicate et souvent volumineux sont des points expliquant la lenteur des progrès.
Un recul suffisant concernant l'innocuité a long terme, ainsi que l'utilisation de cette technique dans différentes populations spécifique (bronchiteux chroniques, asthmatiques...), sont nécessaires avant l'utilisation de l'insuline inhalée sans aucune arrière-pensée.
L'insuline a inhaler ne dispensera pas toutefois les diabétiques de type 1 et probablement pas les vrais insulinorequérants de type 2, d'une injection basale journalière, bien que le passage de 4 injections a 1 seule soit un vrais progrès.
Il y a egalement le cout represente par le conditionnement de l'insuline et la quantite perdu (jusqu'a 90%) a chaque inhalation. Ceci est le frein majeur a l'utilisation a grande echelle de l'insuline a inhaler. A suivre...

